C'est drole comme tout change

notsoprimandproper:

Je sais que cela va t’exaspérer profondément, mais tumblr, je sais vraiment pas m’en servir. Je ne sais pas quand est-ce que tu as posté ce message mais je suis tombé dessus, une fois de plus par hasard.

Pour tout te dire, je dois aller en cours là, mais c’est pas grave, j’arriverai en retard.

Tout d’abord, tout ce que je vais dire, ce n’est que par principe, pour que tu ne me crois pas trop méchant, mais je suis assez dépourvu d’empathie.

Bref, premièrement, je vois très bien ce que tu veux dire pour ton blog et pour ton inspiration. Là, je mériterai d’être pendu. Je sais à quel point c’est désagréable de perdre un blog, tout ce que l’on a crée, et tu sais que je le sais puisque j’en ai un.

Malheureusement, nous n’avons pas tous les deux la même définition de blog : pour moi, un blog, c’est totalement publique, ouvert à tous, finalement, c’est une ouverture en moi (assez romancé) pour tout le monde. De ton côté, c’est plutôt un défouloir, anonyme … tout à fait anonyme.

Je ne le savais pas, et je dois dire que quand j’ai vu cela, j’ai plutôt mal réagi. Même, je crois que c’est plutôt que j’ai réagi sans réfléchir.

Depuis ce jour-là, oui, je t’avais assez oublié, même si j’ai tenté quelques fois de te retrouver … (avec des plans assez bizarres, faudra que je les raconte sur mon blog un jour). Je ne sais pas qui tu es, je n’ai aucune idée de qui tu es.

Mais je t’en prie, ne te fais pas d’illusion me concernant (je te conseillerai la même chose concernant l’autre, mais bon, libre à toi). Je ne suis qu’un connard, salo, fils de pute. On va dire que je suis égoméchoméchantcentrique.

Concernant les illusions, je sais que tu lis mon blog, et tu es assez intelligente, donc je pense que tu ne dois pas avoir de mal à comprendre qu’il en est un peu de même pour moi, même si je tente d’être “plus” discret. Et il en est de même pour moi du côté des déceptions …

Si un jour tu veux crier le Grand Saut, voire le hurler, fais toi plaisir. Je ne vois pas la honte qu’il peut y avoir, je crois que la seule honte, elle est de mon côté.

Car ne t’inquiète pas, je me suis bien fait gueulé dessus par la moitié de la terre après avoir publié l’adresse de ton blog sur Facebook.

Mais nous avons donc des amis en commun ^^

Bon j’abandonne, je trouverai jamais qui tu es (j’abandonne jamais :p)

++

(réponds s’il-te-plaît)

Ahah, c’est drôle. Le Grand Saut devient une sorte de boîte mail publique, ah !

En fait, je vois pas trop quoi répondre. Je me suis déjà bien défoulée sur mon précédent post, et là, du coup, je ne vois pas quoi dire. Je n’aurais pas même pensé que tu repasserais par ici.

Pour ce qui est du blog, si tu pensais qu’il était publique, il est normal que tu as réagi de la sorte. Tu ne pouvais pas bien savoir que c’était secret. J’ai à peu près la même notion du blog que toi, pour moi c’est un endroit où l’on raconte sa vie de façon romancée, afin d’avoir un retour. J’ai d’ailleurs eu pas mal de blogs comme ça dans le passé. Pour Le Grand Saut, le but était de faire un journal de bord très personnel de l’écriture de ma nouvelle éponyme, avec seulement deux trois amis qui suivraient ma progression. Comme tu as pu le remarquer, j’ai un peu (même beaucoup) dévié de mon idée principale.

Que tu n’aies pas réfléchi sur le coup, je le comprends très bien. Si tu veux tout savoir, j’aurais été à ta place, j’aurais agi de façon bien moins “gentille”. Tout le lycée serait déjà au courant, et pour sûr j’aurais traqué la personne concernée avec acharnement. Moi même, je n’ai pas réfléchi, par exemple quand j’ai posté une photo de toi sur ce même blog. C’était débile, et je le sais bien. Si tu savais comme je m’en veux, ahah !

Donc sache qu’en fin de compte, je t’en veux pas du tout. Je m‘en veux. C’est tout.

Et pour des amis en commun, j’en doute. A la rigueur certains de mes amis te connaissent vaguement, parce que ptêtre vous étiez dans le même collège (j’en sais rien), mais aucun ne m’a dit qu’il te connaissait “vraiment”. Je vois pas trop ce qui te fait dire ça… Si c’est le fait que mes amis aient pu lire mon tumblr, c’est parce que j’ai bien du leur révéler l’adresse de ce blog en racontant que tu l’avais découvert… Pas parce que tu avais mis l’adresse sur Facebook…

Et je ne crierais pas le Grand Saut dans les couloirs. Le mystère qui m’entoure est la seule chose qui me permette de garder ma dignité.

A la revoyure.

3 notes

Mais voilà, je peux pas.

Désolée, j’ai besoin de cracher mon venin, une dernière fois. Parce que depuis que B. (et ce sera sûrement le seul à lire ça, aussi je te dis pardon à l’avance) ce blog, tout est devenu qu’un tas de merde dans ma vie. Je veux dire B., comprends bien ça : ce blog personne ne le lisait, exception faite à quelques amies d’internet, qui donc, ne te connaissaient ni d’Adam, ni d’Eve. Ce blog, c’était un défouloir, pour essayer justement de maintenir ma vie à un niveau correct de stress. Et là, ben, je peux plus, j’explose, et putain, ouais, si tu savais comme je t’en veux. Tu m’as pris les seules choses qui me permettaient de respirer depuis un an ; ce blog, et puis ma nouvelle. Ma nouvelle putain ! La seule chose à laquelle je m’accrochais, la première qui en valait la peine. Et maintenant, plus rien. Plus un mot n’y a été ajouté depuis ce fameux mercredi. J’ose à peine prononcer son nom, et si tu savais comme j’en ai marre de ça.

Parfois, je me dit que je vais me poster devant toi, un jour, et te balancer que c’est moi, ouais c’est moi, hein, tu t’y attendais pas, hein, avoue. De toute façon comment s’y attendre ? Tu ne me connais pas. Tu ne m’as même jamais adressé la parole. Mais j’aimerais le lancer, comme ça, hurler “Le Grand Saut” dans les couloirs du bahut, genre. Ce serait drôle, moins pour moi. Je passerais pour une folle quelques jours, puis plus rien. Qu’est-ce que t’en penses ?

Ahah, détrompe-toi pourtant, car je ne ferais rien d’autre que bouillir d’énervement dans mon coin. Si tu savais comme tout ça est con. Si tu savais comme je ne t’ai jamais aimé. Non, j’en aime un autre. Toi, tu étais censé être l’anti-dépresseur, pour oublier le premier, tu vois ? Sache-le, tu étais un prozac efficace. Merci pour ces petits moments d’illusions que j’ai vécu. Mais c’est fini. Oui. Maintenant tu ne marches plus. Je sais pas si tu n’as jamais marché sur moi (comme un placebo, quoi), ou si c’est juste le fait que tu apprennes cette importance que tu avais sur moi qui a tout changé, mais le fait est que ça le marche plus.

Pourquoi j’écris ça ? J’en sais tellement rien, si tu savais. Parce que je pète les plombs, et je me mords les doigts de ne plus avoir un blog. Un blog où hurler que j’ai envie de partir sur Mars pour oublier que les gens continuent de mourir tous les jours, que les gens qu’on aiment sont loins, que la Californie fait passer des propositions absurdes, que rien ne va comme sur des roulettes ; pour écrire, comme si j’y croyais, comme si un jour mon nom serait sur un bouquin, et cracher ma méchanceté, ma jalousie, les vipères qui me rongent de l’intérieur et que je garde pour moi.

Tu vois, ce que je regrette, c’est Le Grand Saut. Ce blog. Ce monde que je m’étais créé. Je croyais qu’il n’était qu’à moi. Inviolable. En même temps, c’est gentil de m’avoir ouvert les yeux avant que je poste des choses bien plus confidentielles, mais d’un autre côté, je t’en veux d’avoir allégrement posté l’adresse un peu partout. Tout le monde -même mes amis- a pu lire ce qui ce que j’estimais comme mes pensées les plus secrètement publiques. Mes doutes. Mes angoisses. Et toute cette histoire n’a fait que me les envoyer dans la gueule avec une violence que je n’aurais pas cru possible. Impossible de ne pas se noyer dans ce merdier, maintenant.

Tu me diras, un tumblr, ça s’ouvre vite, qu’est-ce qui m’empêche, là, maintenant, d’en créer un ? La preuve, tu en as bien ouvert un pour l’occasion. Oui, mais non. Ca ne fonctionne pas ailleurs, j’ai essayé. Alors ouais, j’en peux plus. Je ne me sens plus à l’aise nulle part, et je vais pas dire que c’est de ta faute, ce serait un peu l’hôpital qui se fout de la charité, tout ça, mais je me dis que si ça sort, si je l’écris, si je le dis, 1- peut-être que ça t’éclairera un peu, à et la réflexion tu mérites des explications, 2- j’aurais plus ce sentiment de honte qui me colle à la peau. Loin de moi l’idée de t’envoyer plus bas que terre (et j’arrête pas de relire, et je me dis qu’une fois de plus j’aurais pu être plus humaine…), juste de poser à plat quelques trucs.

Si t’as des trucs à dire aussi (ptêtre jme gourre, hein, t’as sûrement lâché l’affaire depuis des siècles, et t’aurais bien raison), ben t’as un tumblr, sers t’en.

2 notes

Mes psychoses et moi, on s’en va vivre notre vie loin, là où les blogs secrets restent secrets, et où notre vie privée n’est pas exposé au vue de tous.

Ouais j’ai merdé. Ouais je le mérite. Mais je m’en fous ; j’ai encore le droit de fuir lâchement mon blog si je le souhaite.

(Si des gens qui me connaissent VRAIMENT se demande ce qu’il se passe, ils me posent la question par mail, mail qu’ils connaissent, et que je ne révèlerais pas, fûs-je trépassée.)

1 note

Achevons-nous. Après, promis, j’arrête avec le hip hop (même si j’aime des tas d’autres groupes).

Je me rappelle. Un jour, j’ai eu la bêtise de me réveiller avec cette musique. J’ai retenu la leçon. Je crois que je connais peu de groupes plus anxyogène.

1 note

“Mais votre musique n’est pas un peu gentillette ? Le Ghetto, tout ça ?
- Oh, c’était pas si dur.”

(Mon frère et moi.)

Les gens qui n’aiment pas le rap n’ont à l’évidence jamais écoute Public Enemy ou De La Soul.

[Flash 9 is required to listen to audio.]

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Eight Steps - Electrelane (live)

Tu ne peux pas capturer cet instant. Il s’est déjà envolé.
Nathaniel, Six Feet Under 5x12.

2 notes

Stuck in the middle with you - Stealers Wheel

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